Après quoi cours-t-on ? On recherche indéfiniment, indiscutablement quelque chose, quelqu'un. Que ce soit par amour, par curiosité, par désir. Toujours la vie nous pousse à emprunter ces voix sinueuses. Parfois, l'on y perd tout, ou l'on y gagne tout. En toutes circonstances ça nous change la vie. Mais bizarrement, on stagne, on attend. Peur de l'engagement, du changement, peur du vide. On passe notre vie à courir, à s'arrêter en chemin, à repartir. Il arrive cependant, qu'on y arrive. On ferme les yeux, au revoir obstacles, au revoir barrières. On fonce droit devant. Alors, où sont passé nos craintes ? Elles sont tellement loin et insignifiantes. On réalise que rien ne vaut attendre et réfléchir, ce qu'il faut c'est bouger, circuler car après le feu est rouge et il est trop tard. Avançons quand les temps nous sont favorables, quand nous croyons avoir une chance, même la plus infime. Quand cela est fait même si l'on y trouve la déception, on est soulagé du poids du regret de ne rien faire. Dans le meilleur des cas, on est grandi, on est heureux et on as trouvé ce que l'on voulait. Plus de questions, plus d'hésitations, plus de perte de temps. Comme si les minutes comptées, comme si les pages tournées.